Avant de commencer des travaux de rénovation, il est essentiel de s’assurer que l’installation électrique du logement est sûre et conforme aux normes en vigueur. À Bruxelles, de nombreux appartements et maisons anciennes présentent encore des installations obsolètes, parfois dangereuses.
Faire une mise en conformité électrique avant les travaux n’est pas seulement une précaution technique : c’est une obligation légale et une garantie de sécurité pour le chantier et les futurs occupants.
Pourquoi vérifier l’électricité avant toute rénovation ?
Lorsqu’on entame des travaux, il est fréquent de se concentrer sur la décoration, la plomberie ou l’isolation. Pourtant, l’électricité doit toujours être la première étape à examiner.
En effet, une installation vétuste peut compromettre le bon déroulement des travaux, entraîner des risques d’incendie ou compliquer le raccordement de nouveaux appareils.
À Bruxelles, ElamElec accompagne les propriétaires et architectes dans la vérification et la mise en conformité électrique avant toute rénovation, en s’assurant que l’installation respecte le Règlement général sur les installations électriques (RGIE) et les exigences des organismes de contrôle.
Les risques d’une installation non conforme
Rénover sans vérifier l’état du réseau électrique peut avoir des conséquences importantes.
Les risques les plus courants sont :
- Risque d’électrocution ou de court-circuit, surtout en présence de câbles dénudés ou de prises non reliées à la terre.
- Incendies domestiques, causés par des surcharges ou des fils défectueux.
- Incompatibilité avec les nouveaux équipements (cuisinière, lave-linge, ventilation…).
- Refus de certification lors du contrôle final, entraînant un retard dans la mise en service.
- Refus d’assurance en cas de sinistre lié à une non-conformité.
Ces problèmes peuvent être évités en réalisant un diagnostic électrique complet avant le début du chantier.
Les obligations légales en Belgique et à Bruxelles
Le RGIE encadre strictement les installations électriques résidentielles.
Selon la réglementation, toute nouvelle installation ou modification importante doit être vérifiée par un organisme agréé avant d’être mise sous tension.
Lors d’une rénovation, cela signifie que :
- le propriétaire doit pouvoir présenter un certificat de conformité valide datant de moins de 25 ans ;
- toute modification (ajout de circuit, déplacement du tableau, remplacement de différentiel) doit faire l’objet d’un nouveau contrôle partiel ;
- en cas de vente, un rapport de contrôle de moins de 25 ans est obligatoire.
Ignorer ces obligations expose le propriétaire à un refus de mise en service, voire à une responsabilité en cas d’accident électrique.
Les étapes d’une mise en conformité avant rénovation
La mise en conformité se déroule en plusieurs étapes, qui permettent d’évaluer, corriger et valider l’installation électrique existante.
- Diagnostic initial : l’électricien inspecte le tableau, les câbles, les prises, les liaisons à la terre et les différentiels.
- Réalisation des schémas électriques (unifilaire et de position), indispensables pour le contrôle officiel.
- Travaux de correction : remplacement des câbles vétustes, ajout de terre, mise à jour du tableau et installation de différentiels conformes.
- Contrôle final par un organisme agréé, qui délivre le certificat de conformité.
Cette démarche assure que les travaux de rénovation peuvent se dérouler en toute sécurité, sans risque de devoir tout refaire plus tard.
Quand la mise en conformité est-elle obligatoire ?
La mise en conformité est requise dans plusieurs cas précis :
- Rénovation totale du logement : contrôle complet obligatoire avant la mise sous tension
- Rénovation partielle avec modification du réseau : contrôle partiel obligatoire sur la partie modifiée
- Changement du tableau électrique : vérification et certificat exigés
- Installation de nouveaux appareils puissants (PAC, plaques à induction…) : adaptation du circuit et contrôle recommandé
- Vente du bien : rapport de conformité de moins de 25 ans obligatoire
En pratique, toute intervention significative sur le réseau électrique doit être validée par un contrôle, même si le reste du logement n’est pas rénové.
Les avantages de faire la mise en conformité avant les travaux
Effectuer la mise en conformité en amont présente plusieurs avantages concrets :
- Gain de temps : les travaux électriques sont réalisés avant les finitions (plafonnage, carrelage, peinture).
- Sécurité accrue : les artisans peuvent travailler sans risque d’électrocution ou de court-circuit.
- Meilleure planification : l’électricien peut anticiper les besoins futurs (prises, éclairage, domotique).
- Réduction des coûts : éviter d’ouvrir à nouveau les murs après coup.
- Conformité garantie : le contrôle final est validé du premier coup.
Une installation conforme facilite aussi la revente du logement et rassure les futurs acquéreurs.
Les erreurs à éviter avant de rénover
Certaines erreurs fréquentes retardent la conformité et augmentent les coûts de rénovation.
Parmi les plus courantes :
- Négliger le diagnostic initial et découvrir ensuite des câbles défectueux.
- Oublier de prévoir suffisamment de circuits pour les nouveaux équipements.
- Mélanger anciens et nouveaux câblages sans coordination.
- Installer un tableau électrique sans différentiel 30 mA.
- Commencer les finitions avant d’avoir effectué les corrections électriques.
Ces imprévus peuvent être évités en consultant un électricien agréé avant le lancement du chantier.
Le rôle du contrôle de conformité
Le contrôle de conformité est réalisé par un organisme agréé, comme Vinçotte, BTV ou OCB.
L’inspecteur vérifie notamment :
- la présence et le bon fonctionnement des différentiels 300 mA et 30 mA ;
- la continuité de la mise à la terre ;
- la conformité des schémas unifilaires et de position ;
- le repérage correct des circuits sur le tableau ;
- le respect des distances et protections dans les zones humides.
Si tout est conforme, le certificat de conformité est délivré immédiatement.
En cas de défauts, le propriétaire dispose de 12 à 18 mois pour corriger les anomalies et demander un nouveau contrôle.
Le coût d’une mise en conformité avant rénovation
Le coût varie selon la taille du logement et l’état du réseau existant.
Voici une estimation moyenne à Bruxelles :
| Type de logement | Coût moyen (TVAC) |
|---|---|
| Studio ou petit appartement | 900 à 1 500 € |
| Appartement 2 chambres | 1 500 à 2 800 € |
| Maison unifamiliale | 2 500 à 4 000 € |
| Contrôle officiel | 150 à 250 € |
Ces tarifs incluent la main-d’œuvre, les matériaux, la mise à la terre et la réalisation des schémas nécessaires au contrôle.
Qui doit payer la mise en conformité ?
En général, c’est le propriétaire qui assume les coûts de mise en conformité avant rénovation.
Cependant, dans le cadre d’une copropriété, certaines parties communes (compteurs, caves, éclairages de couloir) peuvent être prises en charge par le syndic.
Le mieux est de vérifier les limites de responsabilité dans les statuts de la copropriété.
En résumé
Faire une mise en conformité électrique avant rénovation à Bruxelles est indispensable pour garantir la sécurité du logement, respecter les exigences du RGIE et éviter tout retard dans les travaux.
Une installation conforme protège à la fois les occupants et les intervenants du chantier, tout en facilitant la revente ou la location future.
Faire intervenir un électricien agréé avant les travaux, plutôt qu’après, permet de réaliser une rénovation plus sûre, plus rapide et durablement conforme aux normes belges.

