THEATRE // Le collectif Open Source

Le collectif Open Source se compose de 6 metteurs en scène (Gaston Dubois, Linda Duskova, Margaux Eskenazi, Yi Tin Hung, Mathieu Huot et Morgane Lory) et une dramaturge (Sigrid Carré-Lecoindre), rassemblés dans un but de recherche, de rencontre et d’échanges sur des questions de mise en scène.

Le plus urgent ne me paraît pas tant de défendre une culture dont l’existence n’a jamais sauvé un homme du souci de mieux vivre et d’avoir faim, que d’extraire de ce qu’on appelle la culture, des idées dont la force vivante est identique à celle de la faim.

Antonin Artaud, Le Théâtre et son double

opensource

Les membres du collectif se sont rassemblés autour de quelques envies simples :

– l’envie de sortir de leur isolement, de metteur en scène ou de compagnie :

 « Contrairement aux idées reçues sur la solitude de l’artiste (un artiste doit rester seul face à lui-même pour créer), nous considérons que l’échange est un accélérateur d’idées, d’innovations, de remises en causes, d’affirmation de nos spécificités à chacun. »

– l’envie de centrer leurs échanges sur l’artistique :

« En centrant nos échanges sur l’artistique, c’est-à-dire sur nos questionnements, sur la recherche, et sur nos processus de création plus que sur nos résultats, nous vivons notre situation non plus dans la compétition mais dans l’émulation. »

 – l’envie de cultiver leurs différences :

« Nous n’avons pas forcément envie d’un paysage théâtral uniforme, ou proposant des modèles de référence ; nous préférons une diversité de propositions : pourvu qu’un autre puisse faire ce que je ne fais pas, cela favorise le débat d’idées, de modalités et la rencontre. »

– l’envie de lier dans cette recherche pratique et réflexion :

« Par un aller-retour permanent entre le plateau, la discussion et l’écrit. La pensée et la pratique, le fond et la forme, étant indissociables, faisons-les avancer ensemble. »

 – l’envie de partager la recherche :

« Ceci à plusieurs niveaux :
D’abord, en conviant à chacune de nos sessions un artiste invité différent, venant de toute discipline, école, profession… Ensuite en ouvrant au public une partie de nos sessions. Enfin, en proposant une restitution écrite de nos recherches sur Internet, à laquelle chacun peut librement contribuer pour poursuivre la réflexion. »

Jamais il n’y a eu autant de compagnies ou de metteurs en scène, en France.
Plutôt que de le vivre dans l’habituel « y’en a trop », c’est-à-dire dans la compétition et la concurrence, nous voulons l’envisager comme un vivier, une chance, une source d’émulation et une force. Telle est aujourd’hui l’expérience que nous tentons. »

C’est dans l’échange que chacun peut être renvoyé à sa solitude, sa différence, et ainsi affirmer sa spécificité et son identité. Il ne s’agit donc pas pour les membres du collectif de chercher à avoir raison ou tort, de savoir si ce que propose l’autre nous plaît ou non, mais d’identifier, accompagner et même encourager le potentiel de chacun.

« Le collectif Open Source n’y est pas indispensable. Ce qui l’est, c’est de favoriser l’intensité de nos échanges artistiques, de nous recentrer sur un sens de l’essentiel, et de nous aborder avec curiosité, bienveillance et exigence à la fois. C’est notre intérêt à tous, metteurs en scène, acteurs, spectateurs, experts ou novices, de re-créer du lien et de la confiance, afin d’enrichir le paysage artistique global. »

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