EXPO // Hello my game is !

Au Musée en herbe où est exposé jusqu’au 7 janvier l’artiste Invader, nul besoin de lever les yeux pour admirer ses créatures pixelisées inspirées des jeux vidéo des années 80. La démarche ludique, volontairement régressive et transgressive de l’artiste a de quoi séduire les petits… Entre pixels et mosaïques, cette exposition est fidèle à la volonté d’Invader de rendre l’art accessible à tous.

 

Invader, Hello my game is

L’exposition commence par l’exploration de jeux d’arcades, ceux auxquels l’artiste rend hommage à travers les aliens qui l’ont rendu célèbre, en particulier les fameux envahisseurs de l’espace du jeu japonais Space Invaders. Si l’artiste a conservé le graphisme des jeux vintage des années 80, il s’inspire aujourd’hui des symboles de la culture populaire, issus de l’univers des dessins animés, de la musique ou encore du cinéma. La carte du monde interactive exposée dans la deuxième salle de l’expo permet de mesurer l’ampleur de ce que l’artiste appelle l’Invasion, la pose de carreaux de mosaïque à l’échelle planétaire, de Miami à Tokyo, de Hong-Kong à New York, et bien sûr à Paris où il a le plus sévi. La salle suivante est dédiée au Rubikcubisme, courant artistique inventé par Invader qui se caractérise par la création de tableaux-objets à l’aide du célèbre jeu de casse-tête, le Rubik’s cube. Les œuvres ne se révèlent au spectateur que lorsque celui-ci prend du recul ou les regarde à travers l’écran de son téléphone. A la fin de l’exposition, un mur de carreaux aimantés permet aux visiteurs de réaliser leurs propres créations.

C’est donc une visite très ludique et interactive qui attend les plus jeunes, une plongée dans un monde à l’apparente simplicité, fait de couleurs vives et de carrés, mêlant la modernité du pixel à l’art ancestral de la mosaïque. En valorisant la culture populaire, Invader réussit à rendre son travail facile d’accès et séduit les visiteurs par la sincérité et la spontanéité de son oeuvre. Les enfants sont incités à prendre du recul pour observer, à utiliser le jeu pour créer, à s’amuser avec leurs références culturelles et les objets du quotidien. L’artiste qui n’agit que dans la clandestinité et ne se montre que derrière un masque leur apprend à détourner les symboles et les icônes, à contourner les règles et surtout à ne jamais cesser de jouer. Ils sont bien sûr priés de prolonger l’expérience hors du musée, en commençant par lever les yeux au ciel pour chercher les envahisseurs de l’espace et trouver bien plus encore.

Céline

Hello my game is !, exposition d’Invader au Musée en herbe, 23, rue de L’Arbre-Sec, Paris 1er, jusqu’au 7 janvier 2018

 

 


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