CINEMA // Siddharth

Le film de Richie Mehta nous plonge au coeur de la pauvreté et des laissés-pour-compte de l’Inde contemporaine : subtil, bouleversant et loin des productions Bollywoodienne.

La rentrée cinématographique démarre de plus en plus tôt ; cette année, elle a commencé dès le mois d’août avec la sortie le 6 de la Palme d’or 2014, Winter sleep. Elle se prolonge pour notre plus grand plaisir avec des films comme Siddharth avant l’invasion des écrans par les inévitables blockbusters.

Siddharth, un film de Richie Mehta

Cette réalisation indienne, entre docu et fiction, ne doit rien à Bollywood mais lorgne plutôt du côté du néoréalisme italien. Un père de New Delhi, très pauvre, décide d’envoyer son fils de 12 ans au Pendjab pour qu’il subvienne aux besoins de sa famille. Alors qu’il n’a plus de nouvelles de son enfant au bout d’un mois d’attente, le père part à sa recherche et se lance dans un périple qui l’entraîne dans les bas-fonds de la société indienne.

Ce scénario est l’occasion pour Richie Mehta de montrer l’Inde du sous-prolétariat avec les trafics, les petits métiers et toutes les dérives liées à la pauvreté extrême dont sont victimes les enfants. La mise en scène est simple et sans esbroufe, peut-être trop car le montage fait parfois penser à une série télé. Un film qui démontre cependant que l’on peut aborder certains thèmes forts sans pathos ni emphase tout en restant efficace et convaincant.

Rien à voir, mais il ne faut surtout pas rater l’intégrale de Sergio Leone à la cinémathèque de Paris et son chef d’œuvre absolu : Il était une fois en Amérique (le 14 et le 21 septembre à 19h30) !

Salih B.

Siddharth, drame indien et canadien de Richie Mehta, avec Tannishtha Chatterjee, Rajesh Tailang, Anurag Arora, 2014

Rétrospective Sergio Leone à la cinémathèque de Paris, jusqu’au 20 septembre.


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