CINE // Identités et renaissance

Toujours à l’affiche, ces films nous ont marqués, bouleversés, interpellés. Bref, laissez-vous tenter par ces deux petits bijoux du cinéma venus respectivement des Etats-unis et d’Allemagne.

Dear white people, comédie américaine de Justin Simien

Dear white People, de Justin SimienUne comédie grinçante et jubilatoire sur la place des noirs au sein de l‘une des plus prestigieuses facultés américaines. Par le biais de dialogues cinglants et sans tabou, le réalisateur nous livre une réflexion très élaborée sur le racisme et l’identité dans l’Amérique d’Obama. Avec beaucoup de cynisme et de finesse, ce film érudit et intelligent dépeint une communauté noire hétéroclite, avec ses questionnements, ses doutes et ses contradictions face à un système créé pour et par des blancs. On rit beaucoup sauf peut-être au cours de la soirée scandaleuse organisée par des étudiants blancs qui suscite écoeurement et tristesse face à tant de bêtise. Goût amer renforcé par le générique de fin listant les soirées ayant réellement eu lieu sur des thèmes identiques.

Phoenix, drame allemand de Christian Petzold

Phoenix, de Christian PetzoldUn film subtil et troublant sur une déportée des camps de concentration et sur son retour à Berlin à la fin de la guerre. L’héroïne revient chez elle après avoir changé de visage et tente de refaire sa vie auprès de son mari à qui elle cache sa véritable identité. Le spectateur assiste médusé et au bord du vertige à la difficile réintégration des survivants de l’holocauste au sein de la société allemande. Ce film sur la trahison et le mensonge dessine avec délicatesse le portrait d’une femme amoureuse qui, pour sauver son couple, se livre à un jeu dangereux et schizophrénique. Récit poignant d’une possible renaissance après l’horreur, ce long-métrage évoque la douloureuse question du pardon.

Céline.


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